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Analyse et astuces d'un psychopédagogue pour occuper vos enfants pendant le confinement


Suite à la suspension des cours , des centaines de milliers d’enfants vont se retrouver à la maison. Pour les parents, se pose alors souvent la même question : que faire pour les occuper ?

 

  1. Lire un livre : pourquoi pas avec quelques grimaces et de drôles de voix
  2. Pique-nique et camping : construire une tente avec un drap suspendu sur des chaises, prévoir un pique-nique au milieu du salon, dans le jardin ou sur la terrasse
  3. Créer un volcan : assez simple avec de la pâte à modeler et pour l’éruption, il suffit d’un peu de vinaigre et de bicarbonate de soude
  4. Organiser une course d’obstacles : dans le salon avec des coussins, des chaises renversées et des fauteuils
  5. Créer une table sensorielle : disposer différents objets sur une table et les faire deviner aux enfants les yeux bandés
  6. Jouer au supermarché : avec tout ce qui se trouve dans la cuisine et utiliser une calculatrice pour faire la caisse.

Les parents ne doivent pas se transformer en animateurs permanents

Sur les réseaux sociaux, des groupes de discussions se forment et les parents s’échangent des idées. "En cette période chaotique, peut-on lire, n’hésitez pas à partager vos idées d’occupation". Pâtisserie, peinture ou origami sont encore quelques pistes pour parents désespérés. Mais pour Bruno Humbeeck, psychopédagogue à l’Université de Mons, les parents ne doivent pas se transformer en animateurs permanents.

"C’est parfois une petite dérive actuellement des parents qui ont l’impression qu’ils sont toujours obligés d’organiser les jeux de leurs enfants, ou de s’occuper d’eux. Les enfants sont généralement tout à fait capables de s’occuper tous seuls", précise Bruno Humbeeck.

Garder le rythme, poursuivre l’apprentissage

Par contre, la suspension des cours ne veut pas dire la suspension de l’enseignement. Le psychopédagogue recommande donc tout de même de garder un certain rythme.

"Organiser par exemple des activités plus éducatives pendant les mêmes heures que les heures de cours. Les parents sont tout à fait en mesure de se substituer à des enseignants en utilisant une éducation qu’on appelle une éducation implicite. C’est-à-dire par exemple : proposer à un enfant de regarder un dessin animé, et puis de lui demander de raconter le dessin animé. À ce moment-là, le plaisir de regarder un dessin animé est surajouté à celui de faire un résumé, de raconter une histoire et de faire une synthèse à propos de l’histoire qu’on a pris plaisir à regarder".

 

Bruno Humbeeck voit même dans la suspension des cours une belle occasion pour l’enseignement de se faire d’une autre façon, qu’il soit pris en charge au moins en partie par les parents. "Il ne faut pas se mettre de pression, le but n’est pas de suivre à tout prix un programme, mais de continuer à mettre en place un rythme qui laisse du temps aux apprentissages et qui leur permet de se faire dans le plaisir".

Mettre des mots pour éviter l’angoisse

Pendant cette période particulière, il est enfin important de parler avec ses enfants. Pour éviter l’angoisse, il ne faut pas hésiter à nommer les choses : à parler de virus, plutôt que de maladie, à évoquer les risques de transmission. Pour Bruno Humbeeck, les enfants sont tout à fait capables de le comprendre.

"Il faut avoir un vocabulaire adapté aux enfants, mais nommer les choses. Ne pas faire en sorte que l’enfant n’ait pas du tout d’explication et soit obligé de construire lui-même ses explications par rapport à ce qu’il perçoit et qui est parfois assimilé à des vents de panique… L’angoisse, l’enfant y est très réceptif et si on ne met pas des mots dessus, il les met lui-même et évidemment ce ne sont pas du tout ceux qu’on attendait qu’il mette", prévient-il.

Source : www.rtbf.be

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