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Sexualité et grossesse

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Etre mère et rester femme

On a toujours tendance à parler de sexualité lors de la grossesse est à oublier ce qui vient après. Car avant tout, même après un accouchement, on reste femme.

Mais qu'y a-t-il vraiment après ? L'accouchement peut-il entraîner des changements de l'activité sexuelle en période post-accouchement ? Les femmes rencontrent-elles des problèmes particuliers ? De quel ordre ?

Il est souvent décrit une diminution de l'activité sexuelle après l'accouchement attribuée à la fatigue, aux douleurs, aux pertes, aux craintes de léser le périné, à la sécheresse vaginale.

Cet état est d'autant plus vrai que pendant la grossesse, il y aura déjà eu des modifications de l'activité sexuelle, comme une diminution de la fréquence des rapports voir un arrêt complet, ou une activité sexuelle de remplacement ou encore une diminution des rêves érotiques.

Cette détérioration de la relation globale du couple entraîne une inadaptation sexuelle post-accouchement. Celle-ci se manifeste par différents dysfonctionnements sexuels.

Dans cet article on découvrira quelques-uns de ses troubles mais il faut noter que ces troubles sont d'apparition secondaire : ils surviennent suite à un événement remarquable qui est ici l'accouchement.

Les dyspareunies :

Ce sont des douleurs génitales déclenchées par le rapport sexuel, à la pénétration vaginale et/ou au mouvement coïtaux. Elles sont fréquentes et peuvent être superficielles ou profondes et sont souvent incriminées à l'épisiotomie ou à la déchirure mais elles peuvent être présentes sans ces dernières. Elles sont la manifestation psychosomatique d'autodéfense. Ainsi elles permettent de faire écran à l'angoisse du passage à l'acte.

Mais il ne faut pas oublier que c'est un symptôme de transition et leur évolution et soit la rémission, soit l'aggravation en vaginisme, où l'anorgasmie.

L’anorgasmie :

C'est l'incapacité d'obtenir un orgasme par une stimulation sexuelle quelle qu'elle soit. Elle implique la personnalité de chaque partenaire et la nature de sa relation avec l'autre. En effet, la perte de plaisir est souvent associée à une difficulté de réaménagement des rôles dans le couple face à l'enfant.

Elle peut être :

  • Simple : elle se limite alors à l'échec de la quête d’orgasmes sans que le désir ou le vécu érotique soient en cause,
  • Compliquée : et, dans ce cas, associée à plusieurs dysfonctionnements sexuels et/ou des troubles de personnalité.

La dysorgasmie :

Elle est caractérisée par la préservation invincible d’expériences orgasmiques exclusivement non vaginales (notamment la sollicitation clitoridienne). Ce dysfonctionnement est très fréquent et disparaît assez rapidement.

Le vaginisme :

C'est la contracture douloureuse, invincible de la musculature vaginale et du bassin. Il équivaut à une phobie de la perforation, très caractéristique de l'immaturité érotique, qui est dû à un trouble du schéma corporel. Ce dernier est alors à construire ou à reconstruire. C'est une des complications possibles des dyspareunies.

La frigidité :

Elle représente la réduction ou la disparition de toutes, ou en partie, des motivations érotiques. Plus simplement elle symbolise une diminution ou l'absence du désir.

C'est la bête noire de toutes les femmes que ça soit avant le premier rapport sexuel ou après l'accouchement.

Celle-ci est d'une part corrélée à la modification sensorielle de la zone génitale de la femme. D'autre part elle peut être due à l'instabilité endocrinienne du post-partum, ou encore de troubles psychologiques. En outre, la libido de la femme et dans les premiers temps captés par son enfant est donc détourné de son partenaire. C'est une phase normale de l'attachement qui se développe entre la mère et son enfant. De cette manière son corps est comblé sexuellement, sa libido ayant investi une autre personne que son compagnon.

Il faudra du temps aux couples pour retrouver une sexualité épanouie, qui peut se relever pleine de richesses nouvelles et de découverte de l'un et de l'autre. Le post-partum et donc une période à risque où la tolérance, la patience, la communication, la tendresse doivent être maîtresses.

 

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