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Étudiante et mère : comment concilier bébé et les cours ?

Pas toujours facile de mener de front études et grossesse, d’être mère et étudiante. Comment s’organiser pour assurer partout sans craquer ? Quelles solutions de garde sont les plus adaptées ? Nos conseils pour gérer sa vie étudiante avec bébé.

D'après le rapport 2017 "Étudier et avoir des enfants" de l'OVE, 110.000 étudiants sont concernés chaque année par la parentalité. Une situation pas toujours évidente à gérer. Mais pour ceux qui ont fait le choix d'avoir un enfant, sachez qu'il existe des astuces pour bien s'organiser. Une situation particulière qui demande une bonne préparation. Cinq mamans étudiantes partagent leurs conseils.

S'organiser pendant la grossesse

Prévenez votre école ou université au plus tôt pour définir les étapes à venir. Ainsi, Laure a obtenu d'avancer sa période de stage, une dérogation pour ses partiels, et elle a pu travailler depuis chez elle pendant un mois et demi. Démarrez les démarches pour obtenir une place en crèche ou dans la halte-garderie de votre fac, si elle en dispose, dès le cinquième ou sixième mois de grossesse. Manon a obtenu une place à "La p'tite fac", la crèche associative de l'Université de Bourgogne, deux mois après la rentrée scolaire. Paris, Lille, Toulouse, Clermont-Ferrand, Lyon et Perpignan ont également des crèches universitaires.

 

Trouver son rythme après l'accouchement

Une fois que bébé est là, on apprend à travailler autrement et à anticiper. Fini les révisions la veille d'un examen ! "C'est bien connu, un enfant tombe toujours malade au mauvais moment !" remarque Manon. De son côté, Laure potasse ses polycopiés en portant son bébé en écharpe, comme ça, il est plus calme et elle peut se concentrer. Pauline, quant à elle, a pu suivre son cursus à distance. Elle profite des siestes de sa fille pour plancher sur ses cours. "Ça m'est même arrivé de l'allaiter en même temps pour qu'elle soit tranquille. Même si certains jours, j'aurais aimé avoir un troisième bras", plaisante-t-elle.

Savoir s'entourer

Il ne faut pas hésiter à solliciter toute l'aide dont vous pouvez disposer. Pensez à vous concerter dès le début de l'année avec un(e) camarade pour pouvoir récupérer les cours manqués. Pour garder bébé, prêter des affaires, faire un peu de ménage… demandez un coup de main à votre entourage : famille, belle-famille, copains. " C'est important de se sentir soutenue et épaulée quand on se trouve dans cette situation. J'ai eu des moments de doute pendant ma grossesse et après la naissance de ma fille, mais mes proches ont toujours été là pour me rassurer", assure Pauline.

Pauline et Edwige ont trouvé du réconfort sur Instagram. Edwige confie s'être sentie "terriblement seule dans la maternité", jusqu'au jour où elle s'est inscrite sur le réseau social. "J'ai pu discuter avec d'autres mamans, qui avaient elles aussi besoin d'échanger autour de la maternité. Cela m'a beaucoup aidée moralement".

Et se reposer

"Assurer à l'école, rendre des projets à une date précise, s'occuper du bébé tout en enchaînant les nuits courtes… j'étais épuisée physiquement et moralement" , confie Edwige. Jusqu'à ce qu'elle prenne du recul sur sa situation, à la naissance de sa fille. "J'ai compris que le plus important pour moi, c'était de profiter des premiers jours de mon bébé. Si je comptais reprendre rapidement le rythme, prendre du temps pour elle et moi était essentiel". Apprenez à lâcher prise, à vous autoriser des moments de répit, de repos. Aurélie passe le relais au papa et s'accorde "un jour de week-end pour souffler". Laure affirme qu'il ne faut pas hésiter "à se reposer sur son conjoint, pour qu'il prenne le relais pour quelques heures, un jour, une nuit".

Lâcher la culpabilité

"Lorsque je révisais mes cours, je me sentais coupable de ne pas être avec ma fille et quand j'étais avec ma fille, je culpabilisais de ne pas être en train de travailler…", avoue Pauline. Considérez les choses autrement : vous avez beaucoup de courage d'assumer cette situation, alors contentez-vous de passer chaque étape calmement. Vous n'avez pas eu la bonne note espérée, et alors ? "Rendre un travail bâclé, ou même ne pas le rendre, ce n'est pas la fin du monde", rassure Laure. " L'important est de tenir sur la durée, et d'accepter de ne pas tout réussir. " Il faut parfois savoir se poser et faire le point sur ses priorités.

" *Être une maman étudiante est un défi, *qui inclue des sacrifices", affirme Aurélie, mais avec de la détermination et de la persévérance c'est possible. Aujourd'hui, Manon est fière de s'être battue, "de ne jamais avoir abandonné, même si on m'a plusieurs fois dit que c'était perdu d'avance".

 

Source : letudiant.fr

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