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La préférence de Maman pour un de ses enfants est-elle néfaste à vie ?

Si vous leur posez la question, très peu de parents vous diront qu’ils favorisent un de leurs enfants. (« Nous aimons chacun différemment », « Je donne autant d’amour à tous mes enfants »…). Pourtant, des recherches prouvent qu’il y a souvent un préféré. Les parents n’en sont généralement pas fiers, et tentent donc de réfréner cette tendance.

Ceux qui ont vécu, enfants, ce type de situation savent combien c’est désagréable… surtout quand on n’est pas l’heureux élu. Par bonheur, on grandit. Et une fois adulte, tout ça n’a plus beaucoup d’importance. Vraiment ? Et si les effets délétères du favoritisme d’une maman perduraient toute la vie ? Des chercheurs américains ont étudié scientifiquement cette étonnante question.

Méthode Pour ce faire, ils ont recruté 275 mères âgées de 65 à 75 ans ainsi que 671 de leurs enfants adultes. Pour évaluer le favoritisme des mères, ils leur ont posé trois questions :
1) De quel enfant vous sentez-vous la plus proche émotionnellement ? 2) En cas de maladie ou de handicap, lequel de vos enfants est le plus susceptible de prendre soin de vous ? 3) Avec quel enfant avez-vous le plus de désaccords et de disputes ? Un système de cotation évolué leur permettait de noter leur préférence pour un de leurs enfants ou, au contraire, l’absence de tout favoritisme. Des questions du même ordre ont été posées aux enfants afin de mesurer leur perception du favoritisme de leur mère. Par ailleurs, les symptômes dépressifs des enfants ont été évalués à l’aide d’un court questionnaire.

Résultat Environ 70 % des mères favorisaient un de leurs enfants – et mentionnaient donc un enfant à chacune des questions. Les enfants avaient quant à eux tendance à surestimer le favoritisme de leur mère, puisque seuls 15 % d’entre eux ne rapportaient aucun favoritisme. Par ailleurs, chacun des aspects du favoritisme a été mis en relation avec les symptômes dépressifs des enfants. Pour les questions 1 (proximité) et 3 (disputes), le favoritisme perçu par les enfants – mais pas celui rapporté par la mère – était lié à des symptômes dépressifs plus élevés. Pour la question 2 (soins), c’est le favoritisme rapporté par la mère – et pas le favoritisme perçu – qui s’est révélé lié aux symptômes dépressifs.

Conclusion La préférence d’une mère pour un de ses enfants peut durer toute une vie : près de 7 mamans sur 10 ont reconnu avoir un chouchou ! Et ce favoritisme n’est pas sans conséquence. Les enfants qui le perçoivent sont moins heureux – pour être précis, plus dépressifs – que les autres. Et ce, même s’ils sont adultes et ne vivent plus avec leur maman. Par ailleurs, d’autres recherches ont montré que le préféré n’est pas à l’abri des conséquences négatives : il peut se sentir coupable ou faire les frais du ressentiment de ses frères et soeurs. Parents, même si ça n’est pas facile, faites-vous violence pour ne pas différencier vos enfants : vous préserverez leur santé mentale, mais aussi l’harmonie familiale.

la source :psychologies.be

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