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Quelle est la durée de l’accouchement ?

- La durée de l’accouchement, on peut l’évaluer, donner une moyenne, en théorie… mais en pratique, et dans notre cas particulier, c’est la grande inconnue : voilà de quoi nous stresser ! Et si on apprenait au contraire à ne pas trop se focaliser sur la durée de l’accouchement…

 

Par : Tout est dit

 

La durée de l’accouchement… en théorie !

La durée de l’accouchement ? Bonjour le stress, entre la bonne copine et son accouchement-marathon de 48H et la cousine qui a presque accouché dans le taxi en 2 heures express !

Rassurez-vous : on évalue la durée moyenne à 13 heures pour le premier enfant, et 8 heures pour les suivants. C’est la durée totale, mais dans le détail, il y a plusieurs phases. Voici comment vous repérer dans le déroulement d’un accouchement :

 

• La dilatation :

Grâce aux contractions, l’utérus va progressivement se dilater et s’effacer. C’est la phase la plus longue de l’accouchement, environ 8 à 11 heures… On distingue plusieurs étapes dans la dilatation :

 

            - Le « début du travail ». Le col se dilate de zéro à 3 cm. Les contractions sont régulières, toutes les demi-heures au départ, mais la fréquence et l’intensité augmentent peu à peu. Cette étape, la plus longue de la dilatation, peut s’étendre sur plusieurs heures. Quand vos contractions sont espacées de 5 minutes (10 minutes pour un 2ème), il est temps de partir à la maternité.  

            - Le travail actif. Le col se dilate de 4 à 7 cm. Les contractions passent à 40 secondes toutes les 4 minutes environ. C’est l’étape la plus fatigante, mais celle où on pose la péridurale, si vous le souhaitez. De quelques dizaines de minutes à quelques heures : la durée est difficile à évaluer, et n’est pas proportionnelle à celle du pré-travail : on peut dilater 3 cm en 12H au début, puis 4 cm en 2 heures seulement !

                - La phase de transition.

Le col atteint les 10 cm fatidiques, grâce à d’intenses contractions rapprochées : une minute toutes les 2 minutes ! Heureusement, cette étape est beaucoup plus rapide que les 2 premières, entre 15 minutes et 2 heures.

 

• La poussée et l’expulsion du bébé :

Le col est suffisament dilaté pour laisser passer la tête de Bébé. Il s’engage pour franchir le périnée, et vous êtes prise d’une irrésistible envie de pousser. Sous péridurale, la sage-femme vous guide car vos sensations sont atténuées.

 

Contrairement à ce qu’on peut imaginer d’après les films, la fameuse phase du « Poussez Madame !! » est une des plus courtes de l’accouchement : environ 1H pour un premier bébé, 30mn pour un 2ème !

 

• La délivrance du placenta :

Pendant que vous faites connaissance avec Bébé, l’utérus se contracte à nouveau pour expulser le placenta, quelques 10mn à 30 mn plus tard. Si tel n’est pas le cas, la sage-femme ou l’obstétricien effectue une délivrance artificielle…

Et voilà, quelques heures seulement se sont écoulées, mais une nouvelle vie va commencer !

 La durée du travail est un processus naturel qui a son propre rythme…

 

Maintenant que vous connaissez la durée de l’accouchement théorique, sachez que personne ne peut prédire la durée réelle du vôtre ! Plusieurs facteurs influent sur son déroulement : les dimensions de votre bassin, la grosseur du bébé, la qualité de vos contractions, la présentation du bébé… L’accouchement sera plus long si Bébé se présente « en postérieur ». A ne pas confondre avec un accouchement par le siège, les fesses en premier : « postérieur » signifie que son visage est positionné vers votre ventre au lieu d’être vers votre dos. Bébé doit alors effectuer une rotation plus importante, et plus longue, avant de franchir correctement le bassin. Ce cas de figure concerne 1/3 des naissances…

Vous accouchez de votre 2ème enfant ? Le début du travail sera plus rapide : au premier bébé, le col se raccourcit d’abord avant de s’ouvrir ; au 2èmeaccouchement, les deux actions sont simultanées. Bref, aucun accouchement n’a la même durée ou le même déroulement ! C’est l’ « infinie complexité de tout ce qui est humain », résume Isabelle Brabant1, sage-femme depuis 20 ans. D’ailleurs, on simplifie ce processus complexe en se focalisant sur les fameux 10 cm, qu’on ne mesure pas à la règle ! « 10 cm », c’est le moment où on ne sent plus le col au bout des doigts : effacé, dilaté, il peut laisser passer la tête du bébé. Pour atteindre ce but, le col ne travaille pas en solo ! Il est sollicité par la pression directe de la tête du bébé : « La descente du bébé provoque la dilatation du col. La dilatation favorise la descente parce qu’il reste moins de col (…) donc moins de résistance » explique Isabelle Brabant. La durée du travail, c’est donc un processus naturel qui a son propre rythme… On peut néanmoins aider Dame Nature en adoptant des positions qui favorisent la descente de Bébé, par exemple se pencher vers l’avant, s’accroupir, marcher, ou encore se coucher sur le côté. Rompre la poche des eaux est parfois un moyen d’accélérer la dilatation, car alors le bébé appuie directement et plus fortement sur le col. Pour bien vivre la durée de l’accouchement, le facteur psychologique est également déterminant.

La durée psychologique de l’accouchement

L’accouchement est un jour extraordinaire ; on va rencontrer Bébé, et avant ça quitter son quotidien rationnel pour un monde d’émotions et de sensations : « Entrer en travail, c’est accepter d’embarquer dans ce voyage dont nous ne connaissons pas encore tout l’itinéraire, seulement la destination » souligne Isabelle Brabant« en ayant confiance que notre corps sait parfaitement comment s’y rendre. ». La peur d’accoucher est naturelle ! Cette confiance influence la durée de l’accouchement : comme tout mammifère, si la femme se sent en « danger », stressée, elle produit de l’adrénaline, qui bloque le processus naturel des contractions. À l’inverse, dans un environnement rassurant, des hormones naturelles favorisent l’accouchement : l’ocytocine qui accélère les contractions, et les endomorphines qui atténuent la douleur. D’accord, mais comment ne pas stresser ?! Ne vous précipitez pas à la maternité aux premières contractions : le « début du travail » est la phase la plus longue… Vous serez plus détendue, et libre de bouger, dans votre environnement familier. Puis, à la maternité, essayez de recréer votre bulle d’intimité : lumières douces, musique apaisante, présence chaleureuse de votre conjoint… (lire : « la présence du papa à l’accouchement ») Les longues respirations – apprises aux cours prénataux - vous aident à vous relâcher, à accepter les contractions… Car finalement, tout se joue là : la durée de l’accouchement est une donnée rationnelle mais « l’énergie dépensée à se préoccuper des heures qui s’écoulent ralentit le travail en causant une tension superflue. »1 Ne comptez pas les heures ! Vivez l’instant : profitez de chaque pause pour reprendre des forces ; acceptez la contraction comme nécessaire pour faire progresser bébé. 4 heures de contractions mal vécues sur un col qui « résiste », c’est paradoxalement beaucoup plus long que 8 heures où on arrive à se relâcher… Et surtout, n’oubliez pas : « Chaque instant vous rapproche de votre bébé1 » !

source:planet.vertbaudet.com

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